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Un petit blog sans aucune prétention sur l'homosexualité, en particulier sur l'amour entre filles...
Des photos, Des vidéos, l'art sapho en général...
Le but faire découvrir, faire plaisir et faire tomber les préjuger
Comme elles disent " Elles sont belles, elles sont fières, elles sont lesbiennes"
Et je réponds AMEN

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-_-__BoNnE ViSiTe !____
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# Posté le vendredi 21 mars 2008 18:22

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 17:14

C'est drôle tout ce que l'on peut entendre quand on est lesbienne de la part des mecs !!Et c'est là où je trouve que la catégorie de gens les plus lourd sont vraiment les mecs.

C'est drôle tout ce que l'on peut entendre quand on est lesbienne de la part des mecs !!Et c'est là où je trouve que la catégorie de gens les plus lourd sont vraiment les mecs.
Qui c'est qui fait l'homme ?
Ben tu sais si on est entre fille c'est qu'il y a une bonne raison.

Ça ne te manque pas une bite ?
Si énormément j'en rêve toutes les nuits tellement que ça me travail !
Ma psy ma conseillée des cachets.

Ça te dirais un plan à trois avec ta copine ?

Mais oui, sans problème pourquoi pas on est des prostituées, c'est vrai !
No mec !!!!

Tu es devenu lesbienne comment ?
Ben en faite j'en ai touchée une quand j'étais petite et j'ai été contaminée.

Je suis sur que les mecs que tu as connu avant n'était pas des bons coups !
Va y pose ta main sur moi et c'est la dernière fois que tu l'a poseras sur quelque chose.
Mais tu sais si tous les gars sont comme toi ça me fait une raison de plus d'être lesbienne.

Pourquoi les femmes ?

Déjà parce que c'est moins con, et parce que ça n'a pas forcement besoin de sexe pour aimer.

Mais c'est pas grave je ne suis pas jaloux...
Oui mais moi si alors dégage, s'il te plaît connard !!!

Ca te dérange si j'embrasse ta copine ?
Non pa du tout va y, de toute façon moi non plus je suis pas jalouse...

Ça te dirais que vous couchiez ensemble et que je mates ?

Mais oui et que tu te touche en plus, va y fait comme chez toi.
Tu veux pas du popcorn et une boisson non plus ?
Pauvre type retourne chez ta mère.

Ça m'excite les lesbiennes !

Moi aussi tu sais mais ne m'en dit pas plus car je vais faire des cauchemars toute la nuit !!!

Pourquoi tu n'aimes pas les mecs ?

A moins que je me trompe pour les même raison que toi ! Non ?

# Posté le vendredi 21 mars 2008 18:28

Modifié le samedi 22 mars 2008 18:27

être libre d'aimer

être libre d'aimer
La lumière se pose en arc en ciel sur une femme, puis sur une autre et puis encore sur d'autres femmes.
Les unes s'aiment, les autres se déchirent.
Combien se figent dans l'attente d'un Amour Absolu ?
Elles sont toutes là, éperdument amoureuses, tristes, jalouses, passionnées, colorées de bonheur, d'espoir ou de douleur.
C'est la vie simple car l'Amour, c'est aussi parfois des féminins singuliers qui se conjuguent au pluriel.


Citation Nicole Temmerman, peintre

# Posté le samedi 22 mars 2008 18:34

Modifié le dimanche 23 mars 2008 11:53

Premier Baiser

Premier Baiser
Je l'ai rencontrée à la bibliothèque de la rue Buffon, en face du jardin des plantes. Je cherchais à cette époque à compléter une bibliographie déjà bien fournie sur Saint John Perse et le fonds littéraire de la bibliothèque municipale offrait des choses intéressantes à lire.
Elle était au rayon des romans, étiquetés en violets (pourquoi ce détail me revient-il avec autant de netteté ?). Elle n'était pas plus grande que moi, les cheveux châtains, longs, dénoués sur les épaules. Elle n'était pas très épaisse non plus me semble-t-il et portait une jupe avec une veste au tissage coloré, compliqué, vaguement exotique, je ne sais. C'était joli sur elle.

Au détour d'une allée, nous avons échangé un sourire, puis nous nous sommes retrouvées à la banque (quel mot affreux pour une bibliothèque) de prêt, chacune avec nos trois bouquins réglementaires.
Je suis passée la première. Bonjour Madame, merci, à la bibliothécaire.

Elle m'a rejointe dans l'escalier. Il y avait trois étages à descendre.
"Vous aimez Saint John Perse ? Moi aussi, vous savez. Après l'avoir lu, quelque chose avait changé en moi."
Quel étrange aveu, à moi, si inconnue !
Elle était plus âgée que moi. A ses yeux, le sourire dessinait de très fines pattes d'oie à peine marquées, juste pour éclairer ses yeux noirs.

Je ne savais trop quoi répondre à cette confidence qui me prenait de court. A moi aussi Saint John Perse avait appris quelque chose, si l'on peut dire, mais avais-je envie d'en parler ? Je n'en étais pas sûre. Comprit-elle mon hésitation ? Elle rit d'un rire léger, gentil, pas du tout gêné, avec l'élégance d'une personne qui ne veut pas insister. Mais elle semblait contente de m'avoir un peu bousculée.
Comment résister ? Oui j'aimais Saint John Perse, et Senghor et Pessoa et je trouvais sa remarque bien surprenante.
Nous étions maintenant dehors.
"Où allez-vous ? Vous prenez par le jardin ?" Oui, je passais par là.
Nous avons donc continué ensemble en parlant sans érudition des poètes que nous aimions, avec ce détachement feint de ceux qui, au-delà du plaisir, ont découvert des gouffres qu'ils ne peuvent dire.

Elle avait une voix un peu sourde. Si on l'avait écoutée sans la voir, on l'aurait sans doute trouvée plus retenue, réservée même. Mais ses mains parlaient avec sa voix et tout son corps semblait épouser les méandres de sa parole. Ce n'était pas gesticuler. Simplement, elle faisait bouger l'espace autour d'elle avec le sens de ce qu'elle disait. Quelque chose comme ça.
C'était drôle d'échanger ces mots anodins sur des sujets bien importants à mes yeux (après tout, n'étais-je pas une étudiante ?). A priori, je leur aurais consacré plus de sérieux.

Avec cette totale inconnue, ça n'avait rien d'incongru et je dévoilais des sentiments de lecture parmi les plus intimes.
Nous faisions quelques pas et nous nous arrêtions quelques secondes, puis nous recommencions histoire de ne pas avancer trop vite. Mais nous avons fini, malgré nos efforts de lenteur, par arriver au carrefour de nos chemins.

C'était entre les quatre cerisiers du Japon, au milieu des plates-bandes de pensées. Ils n'étaient pas en fleur, c'était l'hiver. J'allais vers Austerlitz, elle, vers la mosquée.
Allons, au revoir...

"Savez-vous que vous êtes très jolie ?"
J'imagine la stupéfaction sur mon visage. Je la vois, en fait, dans son oeil éclaboussé de rire. Elle avait passé deux doigts sur ma joue en disant cela et j'étais une vivante statue de l'ébahissement. Sa main était restée sous mon menton, heureusement, sans quoi il serait peut-être tombé...
Non je ne savais pas, non personne ne me l'avait jamais dit, ni ne me l'a redit depuis d'ailleurs. Et je secouais doucement la tête pour dire ce non.
Sans cesser de sourire, elle fit alors glisser sa main vers ma nuque. C'était un geste très doux, aimant, sous mes cheveux, dans le col de ma veste. Et sa main était chaude et ferme, sans violence.

Que dire d'autre ? Nous nous sommes embrassées là, à ce carrefour. Le soleil de février était presque tiède et faisait des reflets mordorés dans sa chevelure.
Elle a posé ses lèvres au coin des miennes tout doucement, comme pour ne pas me faire peur. Petit baiser fugitif sur la commissure, puis elle a embrassé ma bouche, un sourire dansant encore dans les yeux.
Que c'était bon ! Qu'il était doux de lui rendre sa douceur, de poser à mon tour mes mains sur ses épaules, son cou. Nos lèvres s'étaient trouvées légères, faciles et le baiser fut lent, délicieux, propagé dans tout le corps par une vague de plaisir et de désir que nous savions chacune reconnaître en l'autre.

"Encore une fois." Etait-ce elle ou moi ? Ce fut dit.
Quelques passants ont fait crisser les graviers des allées un peu plus loin, nous voyant sans doute sans oser nous regarder.
Je me souviens de la saveur de ce baiser, de son visage contre le mien, de sa bouche.
Je me souviens que nous avons délacé tout doucement nos cheveux, que nous avons laissé glisser nos bras, refluer nos sourires.

"Allons, il faut y aller." En disant cela, elle faisait un petit hochement de tête. Nous avons reculé d'un pas puis elle s'est éloignée, lentement, en se retournant pour un dernier regard, un dernier sourire dans la pâleur de l'hiver.

Oui, nous sommes parties chacune de notre côté et ce baiser m'est resté.
Je ne l'ai jamais revue mais j'ai continué à l'aimer, elle, son baiser et sa simplicité.


Leïla Zhour
septembre 1999

# Posté le dimanche 23 mars 2008 12:09

Modifié le dimanche 23 mars 2008 15:08

Oser pour faire

Oser pour faire

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire....
C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles.

Henri Gougaud

# Posté le dimanche 23 mars 2008 12:35

Modifié le dimanche 23 mars 2008 15:04